LES MALTAIS
Pour avoir longuement visité l'île de Malte au printemps, avec une camarade intelligente qui n'avait pas de culotte, je puis témoigner que c'est une île très jolie où l'on ne s'ennuie guère à l'ombre des acacias ventrus grouillants de cigales, animal dont le crissement saccadé nous les brise, il faut bien le dire.
Si l'on exclut les villes-États comme Hong Kong, Malte est le premier pays du monde pour la densité de sa population, qui est de 1.107 habitants au kilomètre carré, en comptant les scatophages et les diabétiques, contre seulement 97 en France, en comptant les putains et les socialistes. C'est dire à quel point les gens sont serrés les uns contre les autres lors des promenades pédestres et des offices du dimanche. D'où l'intérêt de visiter Malte en compagnie d'une camarade dépourvue de culotte, la promiscuité surpopulatoire en milieu urbain pouvant à tout moment solliciter la libido du touriste dont l'appareil photographique ventral cache mal aux regards la boursouflure turgescente d'un mandrin frénétique que la morale réprouve en dehors des liens sacrés du mariage.